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Une fois que votre site web est en ligne, pas question de relâcher vos efforts! Il faut désormais l’optimiser en fonction des comportements de vos utilisateurs, c’est ce que permet notamment une heatmap.

Avoir un site web qui « marche », c’est un travail de longue haleine. Il ne faut pas du tout le voir comme quelque chose qui va fonctionner tout seul ; il va falloir l’entretenir afin de le faire croître au fil du temps. Que ce soit en y ajoutant du contenu (grâce notamment aux articles optimisés pour le référencement), en optimisant ses performances ou encore en l’améliorant en fonction des besoins des utilisateurs : il y a beaucoup de façons d’améliorer votre site au fil du temps.

Aujourd’hui, zoom sur l’amélioration de votre site grâce aux heatmaps (cartes de fréquentation).

🗺 Une heatmap, qu’est-ce que c’est ?

En français, ça se dira « carte de fréquentation » . Il s’agit d’une « photographie » d’une page web qui montre les « points chauds », c’est-à-dire les endroits qui ont le plus d’intérêt pour les utilisateurs. Pour définir ces endroits intéressants, on place un petit traqueur sur la page web afin de découvrir à quels endroits les utilisateurs cliquent le plus.

En pratique, une heatmap ressemble à ça :

Heatmap d'une page de résultats Google

Heatmap d’une page de résultats Google

Sur l’exemple ci-dessus, la heatmap permet clairement de voir les zones qui ont un réel intérêt pour les utilisateurs de Google. Plus la couleur est « chaude » (= vers le rouge), plus il y a de clics des utilisateurs dans cette zone. À l’inverse, plus la zone est « froide » (=vers le bleu), moins cette zone à récoltée des clics.

Il existe aujourd’hui plusieurs types de heatmaps, qui ne mesurent pas tous les mêmes interactions :

  • les cartes de clics, qui montrent les éléments sur lesquels les visiteurs cliquent ou appuient ;
  • les cartes de défilement, qui indiquent jusqu’où les utilisateurs descendent dans une page ;
  • les cartes de mouvements, qui représentent les déplacements du curseur sur ordinateur ;
  • les cartes de zones d’engagement, qui regroupent plusieurs types d’interactions afin d’identifier les parties de la page qui attirent le plus l’attention.

Une heatmap ne sert donc pas uniquement à savoir où les visiteurs cliquent. Elle permet également de vérifier si un contenu important est réellement vu, si les utilisateurs descendent suffisamment loin dans la page ou si certains éléments semblent cliquables alors qu’ils ne le sont pas.

✨ Comment utiliser les heatmaps pour améliorer son site web ?

Vous devez absolument améliorer l’expérience de vos utilisateurs sur votre site web ; peu importe vos objectifs. En effet, les sites web doivent séduire les utilisateurs afin que ces derniers restent plus longtemps, parcourent davantage de pages et reviennent. Il est donc très important d’écouter ce qu’ils ont à vous dire sur votre conception de votre site web.

Une fois que votre heatmap sera installée, vous allez pouvoir :

  • remarquer si des utilisateurs cliquent à un endroit qui ne semblait pas prévu à cet effet et ainsi remédier au problème ;
  • découvrir les endroits les plus importants de votre page, afin de les soigner davantage ;
  • comprendre comment les utilisateurs parcourent votre page et pouvoir donc la remodeler en fonction ;
  • connaître les endroits qui n’intéressent pas vos utilisateurs et les remplacer par quelque chose de plus pertinent ;

En réalité, une « heatmap » permet de mettre l’accent sur les volontés de vos utilisateurs, tout comme les lignes de désir que vous avez déjà peut-être déjà croisées lors de vos balades en extérieur. C’est une belle démonstration de ce qu’il faut améliorer pour que l’expérience utilisateur soit au top.

"Ligne de désir" - photo par © Metro Centric

« Ligne de désir » – photo par © Metro Centric

⚗️ Comment effectuer un test valide de votre page ?

Mettre en place une carte de fréquentation sur une page de votre site web ne se fait pas n’importe comment. Il va falloir se poser quelques questions et encadrer le tout sous forme d’une expérience de laboratoire.

Tout d’abord, vous devez vous demander si effectuer un test sur ladite page est vraiment pertinent. Pourrez-vous récolter des informations intéressantes ? Même lorsqu’une page ne contient que peu d’éléments cliquables, une heatmap peut rester utile. Une carte de défilement permet, par exemple, de vérifier jusqu’où les visiteurs descendent dans la page et si les informations ou appels à l’action les plus importants sont réellement visibles.

Il reste recommandé de définir une période d’analyse précise. Les outils actuels permettent souvent de collecter les données en continu et de les filtrer par date. Le risque principal n’est donc pas que toute la page devienne automatiquement rouge, mais plutôt de mélanger des comportements provenant de périodes, de campagnes ou de versions différentes de la page, ce qui pourrait rendre les conclusions moins pertinentes.

Et enfin, vous devez surtout tirer les bonnes conclusions. Prenez garde à ne pas aller trop vite dans vos conclusions et positionnez-vous toujours du point de vue de l’utilisateur.

Pour obtenir des résultats réellement exploitables, il est également important de comparer des données cohérentes. Les comportements peuvent être très différents selon que la visite est effectuée sur ordinateur, tablette ou smartphone. Une zone facilement accessible avec une souris ne le sera pas nécessairement avec le pouce sur un écran mobile.

Il faut également disposer d’un nombre suffisant de visites avant de tirer une conclusion. Une heatmap met en évidence des tendances, mais elle n’explique pas toujours pourquoi un utilisateur a agi d’une certaine manière. Elle gagne donc à être associée à d’autres informations, comme les statistiques de fréquentation, les conversions, les formulaires envoyés ou, lorsque cela est pertinent, des enregistrements de sessions correctement anonymisés.

Attention également à la protection des données. Une solution de heatmap peut utiliser des cookies ou d’autres traceurs afin d’analyser le comportement des visiteurs. L’outil doit être correctement déclaré dans la politique de confidentialité et intégré au système de gestion du consentement du site lorsque celui-ci est requis.

Les champs de formulaire et les informations susceptibles d’identifier une personne doivent par ailleurs être masqués ou exclus de la collecte. Le fait qu’un outil propose automatiquement certaines protections ne dispense pas le propriétaire du site de vérifier sa configuration.

Pour optimiser votre site web au jour le jour, découvrez nos abonnements pour la création et la gestion de votre site web. Nous réaliserons ces tests de notre côté afin que votre site web soit toujours optimisé et en adéquation avec la façon dont les utilisateurs l’utilisent.

🔄 Article actualisé en août 2026

Depuis la publication initiale de cet article, les outils d’analyse du comportement des visiteurs ont continué d’évoluer. Le principe d’une heatmap reste toutefois le même : représenter visuellement la manière dont les utilisateurs interagissent avec une page web.

Cette mise à jour apporte notamment des précisions sur les différents types de cartes disponibles, la manière d’interpréter les résultats et le respect de la vie privée des visiteurs.

Quentin

"Digital native" de 27 ans, je partage mes connaissances en aidant les entrepreneurs à développer le côté "connecté" de leurs entreprises.

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